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The Legend of Zelda Ocarina of Time : la Switch 2 tient son chef-d’œuvre

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Un écran titre, quelques notes d’ocarina, et me voilà la gorge serrée avant même d’avoir appuyé sur start.

En 1998, la Nintendo 64 accueillait un petit héros en tunique verte qui allait changer le jeu vidéo pour de bon. Presque trois décennies plus tard, The Legend of Zelda Ocarina of Time trône toujours le jeu le mieux noté de l’histoire, tout en haut de Metacritic avec un 99/100, au point que le Livre Guinness des records le reconnaît comme le seul jeu vidéo à avoir atteint ce score. Après une première refonte sur 3DS en 2011, Nintendo remet donc le couvert avec un remake complet, exclusif à la Switch 2 et attendu le 5 novembre 2026. Il y a quelques semaines, je vous livrais mes premières impressions en preview après une session découpée en trois morceaux. Cette fois, j’ai eu l’occasion de vérifier si mes premières intuitions tenaient la route en faisant toute l’aventure.

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La plus grande réussite du remake passe par les oreilles

Vous voyez cette scène de Ratatouille où Anton Ego, le critique gastronomique le plus glacial de Paris, goûte une bouchée de ratatouille et se retrouve propulsé dans la cuisine de sa mère, petit garçon ? C’est exactement la sensation qu’on ressent en lançant ce remake. Je n’ai aucune honte à l’avouer, mais naturellement les larmes ont failli coulé devant le menu de démarrage qui m’a balancé des dizaines d’années en arrière, aidé par le thème de l’écran titre. La faute aux musiques de Koji Kondo, réenregistrées de façon orchestrale et c’est, de loin, mon aspect préféré du jeu.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Ce n’est pas qu’une question de nostalgie. Les thèmes ont gagné en ampleur sans perdre ce qui les rendait mémorables. La forêt Kokiri sautille toujours, la plaine d’Hyrule donne toujours envie de galoper, et le Temple du Temps nous colle toujours des frissons.

Un lifting bien nécessaire

Si Nintendo a parfaitement réussi le passage à la 3D de ses plus grandes licences, il faut avouer que la N64 a été à l’origine d’un style graphique plus que limité. Je l’avais déjà écrit en preview, mais je le répète avec encore plus de conviction ici, ce remake est magnifique. Les textures de la tenue de Link sont incroyables, chaque couture se devine. L’eau est superbe, les reflets aussi. Il y a eu un travail fou sur les particules, les fumées, la lumière et toutes sortes de matières. Le brouillard, en particulier, donne une vraie vie à l’univers.

Bonne nouvelle supplémentaire, les petits défauts autour des yeux que j’avais repérés pendant la preview ont disparu dans la version finale. Les plans de cinématique, eux, sont vraiment magnifiques, et on sent que Nintendo s’est fait plaisir sur la mise en scène. Même les vibrations ont été travaillées avec soin. Ça paraît anecdotique, mais sentir un coup d’épée ou une explosion résonner dans les mains rajoute une couche d’immersion qu’on n’attendait pas forcément.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Côté direction artistique, les personnages façon poupées de bois surprennent toujours un peu, mais l’ensemble colle parfaitement à ce remake. Il y a même comme une sensation néo-rétro en jouant. Certains éléments inspirés des artworks d’époque ont un peu vieilli, mais ça ne fait que renforcer la nostalgie, et la volonté de rester au plus proche du matériau d’origine.

Parlons technique pour ceux dont la toilette dans le Lac Hylia date de la semaine dernière

La technique, puisque c’est le sujet qui agite certains joueurs en ce moment, plus que le fait soit fun ou proche de l’original apparemment. Oui, nous avons nous aussi constaté quelques scintillements sur la citadelle d’Hyrule en mode portable, mais pas en mode docké. Digital Foundry avait relevé sur les images du Direct une image trop accentuée en 1080p et un feuillage qui scintille dans les zones ouvertes. Plus récemment, les mentions de licence du jeu ont révélé la présence du FidelityFX Super Resolution 1.0 d’AMD qui pourrait expliquer ce genre de soucis.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Selon moi, c’est clairement un détail qui a explosé hors de proportion sur le net. Le jeu est magnifique sur la console hybride, et il tourne en 60 FPS avec une fluidité dont on ne pouvait que rêver sur Nintendo 64.

Un Zelda à l’ancienne, mais pas trop quand même

Revenir dans un Zelda à l’ancienne, avec de vrais donjons et sans barre d’endurance, c’est un vrai plaisir. Mais Nintendo n’a pas fait qu’un ravalement de façade, la prise en main a été modernisée.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

La grosse nouveauté, c’est le saut sur une touche dédiée. Dans l’original, Link sautait tout seul au bord des plateformes, avec parfois des résultats aléatoires. Ici, c’est à nous de décider, et le gameplay gagne énormément en précision. Petit conseil d’ami : de base, le saut est assigné à X. Je vous recommande vivement d’inverser les commandes dans les paramètres pour le mettre sur B. En combat notamment, c’est beaucoup plus intuitif.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Héritage de Breath of the Wild, une pression sur R ouvre un menu d’objets rapide, la visée au gyroscope rend le lance-pierre, l’arc et le grappin bien plus dynamiques, et les roulades consécutives sont toujours de la partie avec maintenant un sprint lié à la touche A. C’est exactement tout ce qu’il fallait ergonomiquement parlant.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Ce remake est aussi une occasion en or pour Nintendo d’ajouter des détails qui donnent plus de crédibilité au lore. Prenez la plante bombe qui ressemble désormais véritablement à une plante. Un rien, mais ça rend l’univers de Zelda plus cohérent.

Le meilleur exemple, je l’ai vécu par hasard. J’étais tranquillement en train de faire mes emplettes chez l’apothicaire quand un PNJ est entré par la porte pour venir lui aussi faire ses courses. Il ne me semble pas que ce genre de chose était possible sur Nintendo 64, et ça amène véritablement de la vie dans la citadelle. Logique, puisque l’original affichait le marché depuis des angles de caméra fixes, posés sur des décors précalculés. Ici, tout est en vraie 3D, avec ses ruelles et ses habitants qui vaquent à leurs occupations. D’ailleurs, le Temple du Temps y gagne véritablement une aura mystique et quasi spirituelle.

Navi a trouvé de la concurrence

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Nintendo glisse plusieurs nouveautés pour accompagner le joueur, sans jamais lui tenir la main de force. La Pensée de fée nous donne des conseils sur le monde qui nous entoure. La Pierre de résonance aide à dénicher plus facilement les Skulltulas d’or, ce qui va faire plaisir aux complétionnistes qui ont passé des heures à coller l’oreille contre les murs en 1998. Et le fil du temps, déjà repéré en preview, garde une trace de notre progression et de nos objectifs, bien pratique pour savoir où on en est si on espace les sessions de jeu.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

La grande nouveauté ici est l’Amphithéâtre des monstres. On peut y observer les ennemis sous toutes les coutures, affronter à nouveau les boss et relever des épreuves qui débloquent ensuite des bonus. Un vrai petit musée interactif du bestiaire d’Hyrule.

D’autres ajustements sont plus discrets. Le hibou Kaepora Gaebora ne se répète plus à la moindre occasion, et Mido passe de petite brute à chef autoritaire, mais bien intentionné. En revanche, prévoyez des rubis : les bourses peuvent contenir deux fois plus d’argent qu’avant, mais les améliorations des Grandes Fées ne sont plus gratuites et peuvent coûter jusqu’à 500 rubis. L’inflation touche aussi Hyrule.

On ne boit plus la tasse dans le Temple de l’Eau

Ah, le Temple de l’Eau. Probablement le donjon le plus détesté de l’histoire de la série, et pas sans raison. Il fallait changer régulièrement le niveau de l’eau, revenir sur ses pas dès qu’on ratait une petite clé, et s’y retrouver n’avait vraiment rien d’évident. Même Eiji Aonuma le regrettait : c’était l’aspect d’Ocarina of Time qu’il jugeait le plus regrettable, et l’une des raisons pour lesquelles il voulait faire la version 3DS, afin de le corriger.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Sur Nintendo 64, il fallait en plus passer par le menu à chaque fois pour mettre ou enlever les bottes de plomb. Un calvaire. Ici, il suffit d’appuyer sur la flèche du bas de la manette et c’est réglé. Le temple a aussi été modifié avec des lumières rose, verte et bleue, qui apparaissent également sur la carte, pour identifier les endroits où jouer de l’ocarina afin de faire monter ou descendre l’eau. Un système déjà présent sur 3DS, qui évite que le donjon redevienne le casse-tête infernal qu’il était en 1998.

Hey, listen… ou pas ?

Le doublage est l’un des gros changements de ce remake, et il est d’excellente qualité en VF. Il est possible de choisir la langue aussi, et j’apprécie beaucoup cette liberté. Pourtant, même avec une VF réussie, ne plus entendre Navi lancer son mythique « Hey, Listen ! ». me manquait.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

J’ai donc fini par passer les voix en japonais et donc en VO, avec sous-titres français. Et là surprise, Navi lâche sa fameuse phrase en anglais, le reste des dialogues restant en japonais. Je pense que cette idée aurait dû être exploitée dans toutes les langues.

Les musiciens aux anges

Parmi les fonctionnalités les plus mises en avant dans la communication de Nintendo, il y a la possibilité de jouer de l’ocarina en fredonnant les mélodies dans le micro de la Switch 2. C’est plutôt marrant et ça permet de ne pas avoir à retenir les combinaisons de touches. Mais attention au recul entre le canapé et la télé. Autant le micro capte les conversations d’assez loin, autant les 3 mètres de recul chez moi ont eu raison de la fonctionnalité. C’est assurément plus pratique en mode portable, la console sous le nez.

Test de The Legend of Zelda Ocarina of Time remake sur Switch 2
© Robin Sabbadini / Journal du Geek / Nintendo

Pas de panique, on peut évidemment toujours utiliser les touches, même en mode fredonnement ou instrument. Ce dernier permet justement de jouer avec un véritable ocarina, notamment celui proposé par Nintendo. Malheureusement, au moment où j’écris ces lignes, il n’est pas encore disponible, donc je n’ai pas pu tester.

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